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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 17:38
Pourquoi ce violent secouage de cocotier en début d’année ? A vrai dire, si vous me le demandiez, je ne saurai pas quoi vous répondre. Sans doute une question d’humeur, une subite envie de sortir certaines choses que j’avais depuis bien longtemps sur le cœur, à propos de certains commentateurs,  et Clément Rosset a joué le rôle de paratonnerre… De là à dire que je ne pense pas ce que j’ai dit, c’est exagéré. Je tiens simplement à m’excuser de m’être un peu emporté et d’avoir, il faut bien le dire, dérogé à la règle de l’argumentation et du froid débat d’idée. En même temps, il faut bien que quelqu’un, animé d’une grande passion pour Schopenhauer et qui ressent dans tout ce qu’il voit la force de la Volonté, mette un petit coup de pied dans la fourmilière et vienne contredire ceux qui s’intéressent à Schopenhauer comme à un objet quelconque d’histoire de la philosophie…  

Voilà qui va encore m’attirer les accusations de « prétentieux »… Mais bon, si affirmer que je connais bien Schopenhauer, parce que je lis son œuvre depuis maintenant plus de six ans, parce que j’ai lu la quasi-totalité de ses écrits et des commentaires qui ont pu être écrit sur sa philosophie, parce que cela fait bientôt trois ans que mes recherches se concentrent sur ses ouvrages, parce que j’ai ressenti cette Volonté au plus profond de mon être, lors d’un long périple pédestre dans les hautes terres d’Ecosse ; si tout cela fait de moi quelqu’un de prétentieux, alors oui, je le suis. Oui je considère que certains n’ont pas bien lu Schopenhauer, parce que les erreurs qu’ils ont pu écrire à propos de sa philosophie sont flagrantes et relèvent parfois de l’incohérence.

Après, je n’ai jamais une seule fois prétendu détenir l’absolu vérité. Mon travail, vis-à-vis de l’interprétation de Schopenhauer, est avant tout négatif, il ne vise qu’à montrer l’inconséquence de certaines déclarations, non de formuler la seule et unique interprétation de la philosophie de Schopenhauer (j’en ai une, certes, j’ai suivi un chemin ; mais pour entrer dans la « Thèbes aux cent portes », il y a en au moins 99 autres, tout aussi légitimes). Cela ce serait être prétentieux. De plus, si je peux affirmer que je connais bien Schopenhauer (et pas par pure autosatisfaction, mais parce que j’ai pu l’entendre de la part de gens qui maîtrise sa pensée et on reconnu la pertinence de mes dires) je ne peux pas en dire autant de tous les philosophes. Mon champ de connaissance est encore relativement restreint : Kant, Schopenhauer, Freud, voilà les philosophes que je connais bien ou très bien…

A dire vrai (si vous voulez le fond de ma pensée), il me semble bien plus prétentieux de mettre en avant son titre de professeur pour décréter que tel commentateur vaut la peine d’être lu et non pas tel autre, plutôt que d’affirmer que dans la somme de ce qui a été écrit, certaines personnes se sont trompées sur certains points (car, faut-il le rappeler, même si cela me semble évident, je n’ai absolument pas dit qu’il fallait mettre ces livres qui contiennent de petites erreurs, au feu… c’est simplement que, parfois, de petites erreurs peuvent avoir de larges conséquences, néfastes à la pensée d’un philosophe, et c’est que tout partisan de la vérité doit chercher à limiter au maximum). Bref… pas de polémique. Je n’ai pas le droit, moi, petit thésard que je suis, de me mêler des dires de gens qui ont été publiés. 

Revenons à quelque chose de plus constructif… Figurez-vous que je suis en train de changer mon projet de thèse de fond en comble. Pourquoi ? Parce que le travail, tel qu’il avait été projeté, n’avait rien de très cohérent. Impossible de formuler une problématique digne de ce nom. De plus, un manque flagrant d’intérêt au niveau de l’histoire de la philosophie. La solution était évidente : se centrer sur la notion d’inconscient. Elle me trottait dans la tête depuis septembre, mais je ne craignais que trop de me confronter à cette notion, ma foi bien difficile à démêler. Et puis, je savais qu’il n’y avait pas de pensée inconsciente chez Schopenhauer, que c’était plus de l’inconscience, c’est-à-dire un concept négatif : la Volonté n’est pas du domaine de la conscience. Du coup, beaucoup de réticence à me lancer dans une telle démarche. Mais c’est encore une fois à M.Bouriau que je dois de m’avoir ouvert les yeux. Et me voilà en train d’écrire un nouveau projet. Le titre (encore provisoire) est le suivant : « L’inconscient chez Schopenhauer : de Kant aux neurosciences ». Oui, je sais, ce n’est pas très explicite, mais pour les explications, faudra attendre la prochaine fois. Je n’ai que trop parlé aujourd’hui… (faudrait pas qu’on utilise ces dires contre moi… à ce propos, je voulais vous prévenir que certaines choses sont volontairement exagérée, qu’il y a parfois un chouïa de mise en scène et que ma façon de tourner les choses n’est pas totalement fidèle à la réalité – les faits, je vous rassure, ne le sont jamais. Simplement, parfois, je réponds de manière détournée à des gens qui ne savent pas encaisser quand les choses sont dites pour ce qu’elles sont ! ………….. Vous voyez, c’est ce que je vous disais… ;)

Je publierai d’ici peu le nouveau projet, parce qu’il faut bien être un peu sérieux de temps en temps.

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Published by Jean-Charles Banvoy
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Manant2 10/06/2010 10:04


Il s'agit bien sûr de Bichat et non de Charcot, mille excuses


Manant2 08/06/2010 16:39


page 1563 -dernier paragraphe- et suivantes du TII du "Monde" (Folio Essais), Schopenhauer aborde nommément la psychanalyse. Il ne faut pas dire qu'il ne parle pas d'inconscient alors même qu'il
aborde l'œuvre de Charcot, dont on connaît l'influence sur Freud et Jung. D'autres pistes y renvoient. Il faut aussi consulter l'ouvrage de Hartmann (publié chez l'Harmattan).
Bon courage


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  • : Etudes de la pensée de Schopenhauer et notamment de son rapport à la psychanalyse et aux neurosciences.
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  • Jean-Charles Banvoy
  • Allocataire de recherche en Philosophie sur le sujet : "Schopenhauer et l'inconscient : de Kant aux neurosciences ?"
 UMR 7117, Laboratoire de Philosophie et d'histoire des sciences, Archives Henri Poincaré, Université Nancy 2
  • Allocataire de recherche en Philosophie sur le sujet : "Schopenhauer et l'inconscient : de Kant aux neurosciences ?" UMR 7117, Laboratoire de Philosophie et d'histoire des sciences, Archives Henri Poincaré, Université Nancy 2

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